La vaisselle bio dégradable "feuille de palme"

Ne pas confondre ou assimiler "bio" avec "écolo"

Une vaisselle en trompe l’oeil Bio dégradable ... Vous avez dit Biodégradable ?

Pour les Européens, la vaisselle dite "bio-dégradable" reste un fun, une originalité, un style de décor, peut être un aspect convivial mais certainement pas un retour à la nature comme pourrait le comprendre l’écologiste de service.

vaisselle jetable palme
Vaisselle jetable palme

On y ressent malgré tout une restriction quant à ce qu’on y met dedans (plats en sauce par exemple). Elle a donc une utilisation relativement réduite.  Mais le plus paradoxal c’est que peu d’utilisateurs la jette et préfèrent l’utiliser plusieurs fois en plat de présentation ou d’apéritif pour des denrées sèches.

On dit aussi "BIO"  comme les légumes bio, le lait bio, la viande bio etc….  Il  y a là dans l’expression même un quiproquo ravageur qui voudrait se marier intimement à "écologique".  "Dégradable" certes par le fait la matière de la vaisselle palme est tout à fait naturellement bio dégradable dans le sens où elle se dégrade naturellement en milieu naturel et toujours dans un laps de temps imparti par la nature,  ses caprices, ses bienfaits ou ses méfaits,   d’une autre façon on peut toujours accélérer le processus par le broyage ou l’écobuage.

"Bio dégradable"  ne signifie pas "écologique"

"Bio dégradable" ne signifie pas "écologique" ou  naturellement exempt de pesticides, d’engrais ou de traitement  chimiques.  Ca ne signifie pas non plus qu’une plante qui, devenant matière première,  ait une capacité de re-production apte à satisfaire un circuit commercial. Nous ne sommes pas, non plus,  dans un process "récupération-recyclage" des rejets naturels de l’arbre car à un  stade de distribution commerciale internationale importante la nécessité de cultiver intensivement intervient avec tout son cortège de contraintes : mise en culture qui souvent fait suite à la déforestation ou encore à un remplacement de culture, traitements, récolte, énergie, transformation et usinage, conditionnement, emballage, conservation et stockage, expédition etc . même si à chaque étape il y a main d’œuvre.  Dans un autre contexte cette vaisselle ne peut être fabriquée que dans des pays où la culture productive est naturelle et la main d’œuvre relativement bon marché mais  éloignés de l’Europe, avec des circuits de distribution coûteux, des frais de transport, d’autres stockages et redistribution d’où encore des coûts dont l’écologie en subit des conséquences.

La canne à sucre : matière première idéale

Le seul produit, qui à notre analyse pourrait reçevoir  une très bonne note de bio dégradabilité reste, pour la vaisselle, la fabrication à base de résidus de canne à sucre. Une fois broyée et ses principes extraits et récupérés, la canne produit une sorte de pâte compostable  tout à fait propre et apte à être facilement travaillée et usinée.
Toutefois restent le transport et le stockage.

Aux USA pratiquement tous les hôpitaux utilisent  massivement ces produits qui, de plus passent en incinérateur sans dégagement de vapeurs ou fumées nocives.

Et un « Wrap » qu’en pensez vous ?

Une trouvaille (qui peut faire son chemin !!)  la vaisselle  mangeable,  le prêt à manger fin prêt,  nous sommes à la veille de déguster un café instantané arômatisé-crème préemballé en portion individuelle, ou bien encore des compositions épicées spéciales pour arômatiser la viande en barbecue. Le problème à résoudre pour le « Wrap » c’est la barrière psychologique du consommateur, voire une appréhension hygiénique :  qui l’a manipulé avant ?